samedi 26 mars 2011

GAMINE - SHOOTING PHOTO































Photographe : Emile Arragon / Orangerine
Directeurs Artistiques : Emile Arragon et Ariane Valade
Designer et styliste : Ariane Valade
Mannequins : Éliane Sauvé, Marie-Soleil Blanchet, Mélanie Allaire
et Safie Diallo
Maquilleuse : Annabelle Mercier Fillion
Coiffeuses : Samantha Hoyle et Laurence Viau
Assistant à la direction artistique : Jean Bui







COLLECTION GAMINE



Emma Rault in Jacob’s pastel land de Tim Walker



Pour la collection Gamine, ma réflexion porte sur l’émerveillement souvent associé à l’enfance. En m’inspirant du roman  Les Coloriés d’Alexandre Jardin, de la photographie Emma Rault in Jacob’s pastel land de Tim Walker et en appuyant mes recherches sur la psychologie de l’enfant selon Françoise Dolto, j’ai réalisé une série de vêtements colorés pour des femmes restées près de leur monde enfantin. Les formes et les techniques d’assemblage issues de l’univers du ballet, les couleurs tendres et les matières ludiques appuient ce propos.

LE FANTÔME DE L'OPÉRA (PALAIS GARNIER)




















Il paraîtrait que le Fantôme de l'Opéra ait habité dans les sous-sol de l'Opéra Garnier. Du moins, ce sont ces lieux qui ont inspirés Gaston Leroux à écrire cette histoire.

PIÈGE DE LUMIÈRE AU PALAIS GARNIER






Créé en 1952 par John Taras, pour le Grand Ballet du Marquis de Cuevas, Piège de lumière devait plus tard être présenté à l’Opéra Garnier, mais n’a jamais vu le jour. C’est cette année que les jeunes danseurs de l’École de Danse nous invitent à découvrir cette œuvre fort accessible. Ce ballet raconte la chasse de papillons aux couleurs flamboyantes par des bagnards réfugiés dans une forêt tropicale. Ces derniers réussissent à capturer les papillons grâce à un attirant piège de lumière. (Joel, 2009; p. 67)

Pour ce spectacle, j'ai principalement aidé aux essayages et assisté à deux répétitions. C'était très intéressant de voir le travail des jeunes danseurs. 

vendredi 25 mars 2011

LA BAYADÈRE AU PALAIS GARNIER



















Mise en scène par le chorégraphe Rudolf Noureev (d’après Marius Petipa), La Bayadère présente un environnement oriental très envoûtant. Ce ballet romantique en trois actes propose les conflits classiques, soit l’amour, la vengeance, la jalousie, les intrigues et le meurtre. On nous plonge dans une Inde de songe, à la fois sauvage et cruelle, mais où le plus doux rêve triomphe. (Joel, 2009; p. 81)
C’est au début des années 1960, lors d’une tournée du Ballet du Kirov que les Parisiens s’émerveillèrent, pour la première fois, devant ce ballet d’une grande virtuosité. (Joel, 2009; p. 81) J’aurais vraiment aimé assister à une représentation de La Bayadère. Malheureusement, j'ai terminé mon stage avant la représentation de ce spectacle.  

SIDDHARTA AU PALAIS GARNIER





Pour ce ballet contemporain, Angelin Preljocaj s’inspire de l’histoire de Siddharta Gautama ou le Bouddha, ce chef spirituel à l’origine du bouddhisme.
Né à Kapilavatsudans le Teraï népalais, issu d’une famille de guerriers aristocrates, il était le fils de la reine Mayadevi et du roi Suddhodana. À 29 ans, découvrant la souffrance de son peuple, il fuit le palais et commence une vie d’ascèse et de méditation.  (Izrine, 2010; p. 4)
Mais l’histoire de Siddharta n’est en fait que le fil conducteur, une inspiration dont Preljocaj offre une lecture totalement personnelle où il aborde les thématiques de l’épreuve, du dépassement et du sacrifice dans la quête d’un absolu. (Joel, 2009; p. 77)
Ce nouveau spectacle a demandé un travail acharné au niveau des costumes. Le metteur en scène a longtemps cherché le style de costumes qui permettrait de faire passer le message désiré. Ainsi, plusieurs toiles ont été réalisées, plusieurs costumes ont été modifiés et même remplacés. 

Ce manteau devait, à l'origine, être porté par le roi. Créé à partir d'une laine bouillie de 1 cm d'épaisseur dont on a recouvert l'intérieur de feuille d'or et l'extérieur de silicone, On a préféré conserver que la structure métallique soudée pour le spectacle. Le roi s'est ainsi retrouvé avec une sorte de cage-manteau. 


LA DAME AUX CAMÉLIAS AU PALAIS GARNIER





















  










Écrite en 1848 par Alexandre Dumas Fils, cette histoire raconte l’amour impossible entre une courtisane et un jeune bourgeois. En 1854, Verdi adapte La Dame aux Camélias en opéra, sous le nom de La Traviata. Il faudra attendre le XXe siècle pour découvrir cette histoire sous forme de ballet. En 1978, John Neumeier propose sa version, d’abord pour le Ballet de Stuttgart, mettant en vedette Marcia Haydée. (Joel, 2009 ; p. 20) Avant ce chorégraphe, plusieurs ont adapté La Dame aux Camélias sous forme de ballet. On retient surtout les noms de Gsovsky et de Ashton, puisque leur version a été présentée au Ballet National de Paris, en 1960 et 2004 respectivement. Depuis 2006, c’est l’adaptation de John Neumeier que nous pouvons voir. Ce dernier avait déjà présenté son ballet au Palais Garnier en 1991. (Joel, 2009; p. 20)  

C’est sur la musique de Frédéric Chopin que près de 150 danseurs interprètent La Dame aux Camélias. Parmi ces danseurs, on compte 17 danseurs étoiles (9 femmes et 8 hommes) et 16 premiers danseurs (8 femmes et 8 hommes). Le personnage principal féminin change 10 fois de tenues. Comme il est interprété par 5 des danseuses étoiles, cela signifie déjà la confection de 50 robes pour une seule protagoniste! Du côté des hommes, la charge de travail, en ce qui concerne les costumes, est beaucoup moins élevée. C'est pourquoi, exceptionnellement, les employés de l’Atelier Tailleur travaillent à certains costumes féminins de La Dame aux Camélias
J'ai eu la chance de travailler sur les costumes féminins, étant à l'Atelier Flou durant la préparation de ce spectacle. J'ai également assisté à des essayages, répétitions et à la générale. 

UN STAGE À L'OPÉRA GARNIER






















Du 6 janvier au 26 mars 2010, j’ai effectué un stage de stylisme à Paris, au Service Couture de l’Opéra Garnier. À cet endroit, on confectionne ou répare des costumes de ballet. Le travail est divisé en cinq ateliers : l’Atelier Flou où l’on crée les costumes féminins, l’Atelier Tailleur où l’on réalise les costume masculins, l’Atelier Maille où l’on se spécialise dans les costumes de tricot (les académiques, par exemple), l’Atelier Modiste où l’on fabrique les chapeaux et autres coiffures et, enfin, l’Atelier de Décoration-Costume où l’on teint, peint, patine les textiles, fabrique des masques et autres accessoires. J’ai passé six semaines à l’Atelier Flou, deux semaines à l’Atelier Tailleur, trois semaines à l’Atelier Décoration-Costume et une semaine à l’Atelier Modiste. 


Un stage à l’Opéra Garnier est très enrichissant, car il offre la possibilité de travailler dans les différents ateliers et donc, d’apprendre les diverses techniques spécifiques à chacun de ces métiers. J’y ai entre autres appris comment confectionner un tutu, réaliser des patines sur du cuir, concevoir de grandes structures en métal par soudure et même fabriquer des chapeaux. Aussi, j’ai eu la chance d’assister à des essayages et à plusieurs représentations de ballets auxquels j’ai travaillé. Le Palais Garnier est un endroit si flamboyant que même une simple visite vaut déjà énormément la peine! De plus, le personnel du Service Couture est habitué à recevoir des stagiaires et est donc très bien organisé pour nous accueillir et nous permettre d’acquérir de nouvelles connaissances. 

HANDLEBARRR AU THÉÂTRE DE RUE DE LACHINE

Je vous invite à visionner cette bande-annonce du projet «Handlebarrr», une collaboration entre Orangerine et Mean Artefact :

video

Si le vidéo n'apparaît pas, vous pouvez le visionner aussi ici : Handlebarrr









































Un costume de vrai gardien de sécurité, des vrais-faux billets de 20$, un costume de vendeur de beigne douteux, un chapeau en vrais beignes laqués (mais jamais séchés), voilà quelques mots qui résument le travail que j'ai accompli pour ce vidéo interactif.

Sans budget et très serré dans le temps, nous avons néanmoins réussi à réaliser un vidéo dans lequel tout participant devenait le héro ou le zéro selon ses choix. Car il fallait courir sur le tapis sensible et parfois frapper avec le bat de baseball ou encore donner la valise d'argent.

lundi 21 mars 2011

Les amours décomposées de la Reine des Mouches

D'abord inspirée par la puanteur de l'entrée du métro Atwater (le tunnel vers le Square Cabot...beurk!), celle-ci m'a rappelée un poème de Charles Baudelaire intitulé «Une Charogne». De ces inspirations est né une série d'illustrations nommée «Les amours décomposées de la Reine des Mouches».

Une Charogne par Charles Beaudelaire
Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d'été si doux :
Au détour d'un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,
Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons.
Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande Nature
Tout ce qu'ensemble elle avait joint ;
Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s'épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l'herbe
Vous crûtes vous évanouir.
Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D'où sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.
Tout cela descendait, montait comme une vague,
Ou s'élançait en pétillant ;
On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague,
Vivait en se multipliant.

Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l'eau courante et le vent,
Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.

Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir,
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.

Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d'un œil fâché,
Épiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu'elle avait lâché.

Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
À cette horrible infection,
Étoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion !

Oui ! telle vous serez, ô la reine des grâces,
Après les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les ossements.

Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposés !





La salopette dans le Film Noir

Le premier projet que j'ai présenté à l'École supérieure de mode de Montréal s'intitulait «La salopette dans le Film Noir». En choisissant un vêtement à l'origine de travail, étant fait pour être «salopé» et la femme fatale du Film Noir, je venait de créer une confusion. Cette collection n'a été conçue qu'en illustrations.




Dark Lotus

Quelques semaines plus tard, je suis costumière pour «Dark Lotus», un film de Matthew Saliba.

« DARK LOTUS by Matthew Saliba
Matthew Saliba's DARK LOTUS is the third and final entry in the "Sado-Erotic Trilogy", a series of films characterized by their unique use of still images to tell a story.
After the death of his wife, Dr. Orlof (John M. Thomas) attempts to grow himself a new lover (Kayden Rose) in the womb of his deceased beloved. Midway through the process, however, he is confronted by a mob of morally outraged villagers, who along with their leader (Martin Plouffe) brutally attack and murder the doctor. Satisfied with their efforts, the mob leaves without realizing that while they may have been successful in dispatching the good doctor, they failed to kill his experiment and as such, will learn the hard way that Hell hath no fury as a lover scorned!
DARK LOTUS is a sado-surreal film noir shot in sumptuous black-and-white and tinted blue to create a 1920s silent film aesthetic. The film stars Kayden Rose (the stunningly beautiful actress who played Morpho in VAMPYROS LESBOS), Martin Plouffe (legendary star of Izabel Grondin films such as CAVIAR and ASPIRALUX) and John M. Thomas (the iconic star of Saliba's earlier shorts, THE MANIPULATOR AND THE SUBSERVIENT and PANDORA'S PARADOX).»
          http://www.myspace.com/frankensteinunlimited

The Other Room

À l'été 2008, je conçois des costumes et participe à la production de décors et accessoires pour un court métrage intitulé «The Other Room» et réalisé par JP Desjardins. Mais qui dit court métrage, ne dit pas forcément de petite envergure. Avec un budget très limité, nous sommes partis à près de 21 personnes à Chartierville, un village à plus de 2 heures de Montréal. Nous sommes restés à Chartierville 3 jours. Nous avons tournés pendant plus de 10 jours, dont 8 sans arrêt. On faisait parfois des journées de 16 heures avec des beaux gros 4 heures de sommeil. Si on passe à travers d'un tel projet avec le sourire, c'est probablement parce qu'on est passionné!

«Lili, une petite fille de 9 ans, quitte Montréal pour déménager à la campagne avec ses parents. Arrivée à la campagne, elle découvre un monde fantastique à travers la nature mystérieuse, un monde qui la poussera à choisir entre ses valeurs et celles de
ses parents.»